Les milieux humides et aquatiques

Les prairies humides, marais et tourbières

Les zones humides représentent environ 6 à 7% de la superficie du site. Malgré leur faible superficie, elles n’en sont pas moins des milieux de vie très riches qui hébergent de nombreuses espèces rares et menacées et peuvent constituer des habitats d’intérêt communautaire.

Outre leur intérêt patrimonial reconnu, les zones humides présentent un enjeu de conservation fort en matière de régulation de la ressource en eau. Elles sont comparables à des éponges naturelles qui accumulent de l’eau quand il pleut (diminuant ainsi la vitesse des crues) et la relâchent dans le réseau hydrographique en période sèche, jouant ainsi un rôle tampon vis-à-vis des fluctuations de précipitations.

Le site compte quelques prairies humides, plusieurs marais et une tourbière sur la commune d’Arinthod.

Le drainage ou le remblaiement impacte fortement ces milieux rares et fragiles. Ils sont également menacés par l’intensification agricole (fertilisation, forte pression de pâturage…) et, pour certains, par l’embroussaillement.

Les mares

Plus de 200 mares et étangs sont connus sur le site. Milieux de reproduction d’une grande partie des amphibiens, ils sont aussi une étape indispensable du cycle de vie de nombreuses espèces d’insectes (libellules, dytiques, moustiques…). Ce sont également des vecteurs d’entrée de la biodiversité patrimoniale dans les villages et de découverte de la nature pour les enfants.

Ces milieux fragiles pâtissent de l’empoissonnement qui diminue considérablement leur potentiel d’accueil d’amphibiens et d’insectes, les poissons étant des prédateurs de ces espèces. En l’absence totale d’entretien, les mares finissent également par se combler.

Les bachats, abreuvoirs, lavoirs et fontaines, s’ils ne sont pas récurés trop fréquemment, peuvent constituer des habitats secondaires pour les espèces aquatiques et amphibies.

Les cours d'eau

Avec plus de 200 kilomètres de cours d’eau dans le site, les rivières et ruisseaux sont des entités paysagères marquantes de Petite Montagne. Ils abritent un grand nombre d’espèces patrimoniales : écrevisses, moules d’eau douce, chabots, libellules… Les rivières à tuf, rares au niveau européen, sont bien présentes sur le site.

La ripisylve, forêt de bord de cours d’eau, joue un rôle très important dans leur fonctionnement, en limitant l’érosion des berges et en créant des zones refuges pour la faune aquatique.

Ces cours d’eau, utilisés de tout temps par l’homme (moulin, tournerie, pêche, abreuvement…) sont dans des états de conservation variables, parfois très dégradés : lit mineur surcreusé, berges déconnectées, obstacles à l’écoulement et à la montaison de la faune aquatique…