En automne et en hiver, c’est la saison des travaux !

  • Deux saisons idéales pour réaliser les travaux en extérieur

De la fin de l’été jusque début mars, la période de reproduction de la majorité des espèces est passée, les animaux hibernent ou attendent, comme les graines dans le sol, les températures plus clémentes du printemps pour sortir.

C’est pendant ces quelques mois que nous programmons les travaux de restauration ou d’entretien des milieux naturels.

Pendant cette période, nous nous appuyons sur la météo pour diminuer encore notre impact sur les milieux. Par exemple, sur les milieux peu portants (où nous nous enfonçons facilement), il est préférable de faire venir des engins de chantier adaptés à ces milieux lors des périodes de gel ou de sécheresse, quand les sols sont compacts et résistants. De même, les travaux sur les mares sont idéalement prévus quand le niveau d’eau est au plus bas dans la mare, soit en septembre ou après des périodes de sécheresse hivernale.

La météo devenant de plus en plus imprévisible et changeante, les interventions sont parfois décalées voire annulées.

  • Quelles interventions en automne-hiver 2021-2022 ?

Cette année, plusieurs contrats Natura 2000 prévoient des chantiers sur le site de la Petite Montagne. Il s’agit de chantiers de restauration du milieu ou d’entretien suite à une restauration.

Travaux de restauration/création de mares

  • Première année de restauration de deux pelouses marneuses sur la commune de Valzin-en-Petite-Montagne ! Il s’agit ici d’abattre des arbres et de broyer des buissons qui se sont développés sur ces pelouses suite à l’arrêt de l’exploitation agricole. Les milieux concernés sont des habitats d’intérêt communautaire, rares et en forte régression spatiale. Leur restauration devrait favoriser la présence sur le site du Damier de la Succise, de la Pie-grièche écorcheur et de l’Aster amelle, espèces protégées. Trois agriculteurs vont participer à l’entretien à long terme de ces milieux en les exploitant comme pâtures pour des chevaux et des vaches.
  • A Onoz, des travaux sont prévus cet hiver pour continuer les travaux d’ouverture de pelouses sèches engagés par la commune ces dernières années. Un agriculteur prendra ensuite le relais pour assurer la gestion à long terme de ce milieu. Les espèces d’intérêt communautaire qui en bénéficieront sont entre autres l’Alouette lulu, l’Engoulevent d’Europe et le Chiffre.
  • Et en forêt communale, 5 petites mares forestières vont être créées. L’objectif est de favoriser la présence du Sonneur à ventre jaune, espèce de crapaud d’intérêt communautaire, et les autres espèces liées à des micro-habitats d’eaux stagnantes.

Travaux d’entretien

  • Entre 2018 et 2021, les marais de Vogna et de Brenet (Arinthod) ont fait l’objet de coupes de résineux et de débroussaillage d’arbustes. Cet hiver, des travaux de coupe de rejets permettront de maîtriser la reprise des arbres et des arbustes sur ces sites. Huit hectares sont concernés par cet entretien.
  • Des chantiers nature réalisés par les étudiants

Certains travaux de restauration et d’entretien de milieux seront réalisés par les étudiants du LEGTA/CFA de Montomorot. C’est l’occasion pour eux de s’exercer et de participer concrètement à la gestion de milieux naturels. Cette année, les lycéens vont entretenir le marais de la Mercantine (Maisod), une tuffière présente au milieu de la forêt communale d’Orgelet, au bord de Vouglans, et restaurer des pelouses sèches à La Tour du Meix. Des étudiants de BTS vont quant à eux créer une mare qu’ils ont dimensionnée lors de leur projet tutoré l’an passé.

  • À vos outils : vous pouvez aussi participer !

Plusieurs chantiers participatifs sont organisés chaque année dans le site Natura 2000.  Cette année, 3 chantiers devraient avoir lieu, en partenariat avec Jura Nature Environnement et la Ligue de Protection des Oiseaux. Une communication sera diffusée pour chacun de ces événements, n’hésitez pas alors à vous y inscrire !

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L’ambroisie : un enjeu de santé publique au cœur de nos campagnes

Une invasive qui fait tousser

Originaire d’Amérique du nord et apparue en France au milieu du 19ème siècle, l’ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia) est une plante invasive dont le pollen est particulièrement allergisant. Il suffit de quelques grains de pollen par mètre cube d’air pour que les symptômes allergiques apparaissent chez les sujets sensibles en août-septembre : rhinite, conjonctivite, trachéite, asthme, voire urticaire ou eczéma.

Plus la plante est présente dans l’environnement, plus le nombre de personnes sensibles est important car l’allergie peut apparaître à force d’être exposé au pollen.

Comment la reconnaître ?

L’ambroisie se développe et se multiplie très facilement sur les terrains nus, à proximité des activités humaines (chantiers, accotements routiers, surfaces agricoles…). Les semences (jusqu’à 3 000 graines par pied) sont déplacées par le ruissellement des eaux, le transfert de terres infestées ou le transport dans les roues des engins agricoles et de travaux publics.

À l’âge adulte, la plante adulte est dressée, d’une hauteur de 30 à 120 cm. Avec une tige souvent rougeâtre et velue, elle se reconnaît à ses feuilles profondément découpées, d’un vert uniforme sur les deux faces, opposées à la base de la tige puis alternes dans le haut et ne dégageant pas d’odeur aromatique.

Selon les années, elle sort de terre dès fin avril et jusqu’en juin, puis pousse lentement jusqu’en juillet. Les inflorescences arrivent à maturité vers la mi-août, émettant du pollen qui est transporté par le vent.

 

 

 

Une lutte obligatoire

Très présente dans la vallée du Rhône, l’ambroisie colonise de plus en plus la Franche-Comté et plus particulièrement le Jura.

Dans le département, un arrêté préfectoral rend la lutte contre l’ambroisie obligatoire avant floraison (mi-août en année normale) au titre de la santé publique.

Le propriétaire ou le gestionnaire de parcelles infestées est ainsi tenu d’éliminer la plante ou de prévenir sa pousse.

Un référent ambroisie est désigné au niveau communal. Il a pour mission d’une part d’informer les habitants des risques allergiques et des critères de reconnaissance de la plante, d’autre part de recueillir de façon précoce les signalements des nouvelles localisations afin d’inciter à la lutte l’ayant droit du terrain infesté.

En pratique, comment agir ?

 

La lutte contre l’ambroisie vise deux objectifs :
éviter l’émission de grains de pollen dans l’air pour limiter le risque allergique ;
éviter la dispersion des semences et réduire ainsi les stocks de graines dans les sols pour les années futures.

L’élimination de l’ambroisie s’effectue par arrachage ou fauche des jeunes plants avant la floraison fin juillet.

Il n’est pas utile de faucher trop tôt dans la saison car la tige de l’ambroisie peut se dédoubler et donner naissance à de nombreuses nouvelles fleurs. Une fauche « de rattrapage » peut être réalisée en fin d’été, en veillant bien à ne pas disperser les graines d’ambroisie dans le milieu environnant (brûlage sur place ou transport en sacs avant incinération).

Dans tous les cas, l’élimination de l’ambroisie impose de se protéger en utilisant du matériel adapté (gants, masque au moment de la floraison) et de veiller à ne pas devenir soi-même vecteur de sa dispersion en transportant des graines sur ses vêtements ou ses chaussures.

Il est également primordial de signaler toute zone infestée au référent ambroisie de la commune, ou directement sur la plateforme en ligne.

 


Pour plus d’information :

→ sur l’ambroisie : Ambroisie.info
→ sur le risque allergique lié aux pollens : Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA)
Feuille de route ambroisie du référent communal
Guide « Agir contre l’ambroisie à feuilles d’armoise »
Fiche « Comment lutter contre l’ambroisie en zone agricole ? »
Dépliant ambroisie
Affiche ambroisie
Arrêté préfectoral ambroisie Jura

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